Opake et Slawn : de la survie à l'art désordonné
Le parcours d'Opake, des rues de Londres à une collaboration artistique avec Slawn, mêlant chaos et créativité.
Le début chaotique d’Opake
Connu sous le nom d’Opake, Ed Worley a commencé à écrire des graffitis à 13 ans. Mais sa vie a rapidement plongé dans une spirale infernale d’addictions. Vivre dans la rue, sans emploi et consommé par les drogues, cette descente a duré jusqu’à ses 30 ans. C’est là qu’une rencontre change sa vie : devenir père. Cette responsabilité l’a poussé à se tourner vers l’art pour sa survie, passant ses journées entières dans son atelier.
La rencontre décisive avec Slawn
La percée d’Opake dans la scène londonienne commence par une visite au studio de Slawn. Ce qui était destiné à être une simple rencontre s’est transformé en une routine quotidienne : discussions profondes, sobriété partagée et séances de boxe sur les toits de Brick Lane. Leur amitié est le socle d’une collaboration artistique unique.
De la perfection au chaos
Le style d’Opake reposait initialement sur des lignes symétriques et un souci de perfection. Cependant, sous l’influence de Slawn, il adopte le “needle cap”, un outil imprévisible qui l’incite à lâcher prise. Cette transformation se reflète dans sa prise de contrôle artistique du magazine The Big Issue et son exposition à la Miami Art Week 2025.
L’invasion de Tokyo
Le duo voit plus grand : une exposition à la SAI Gallery de Shibuya avec 500 skateboards peints à la main et une performance incluant la destruction d’une voiture. Ce projet, en collaboration avec Beams, symbolise l’alliance entre lignes parfaites et expressions chaotiques débutée sur la couverture de Hypebeast.
La discipline par le mouvement
Opake court 160 kilomètres par semaine et boxe pour maintenir son équilibre mental. Ces pratiques intenses lui permettent de canaliser son énergie et réduisent son perfectionnisme en peinture. Sa lutte constante contre l’addiction trouve un écho apaisant dans ce rythme structuré.
En quête d’authenticité
Avec leur exposition au Japon, Opake et Slawn veulent montrer plus que de belles œuvres : un parcours, des erreurs et des réussites. Cette approche fait écho à la culture skate, où tomber fait partie du jeu.
Un apprentissage continu
Pour les jeunes artistes, Opake a un conseil : “Amusez-vous et ne prenez pas les choses trop au sérieux.” Sa collaboration avec Slawn est un exemple de ce qu’il est possible de faire en brisant ses propres règles.
Un élan de liberté
À travers l’évolution d’Opake, on voit une transformation profonde, où l’art devient un espace de libération et de découverte permanente. La collaboration avec Slawn n’est pas seulement artistique, mais aussi un symbole de résilience et de réinvention permanente.





