Izaak Brandt : le breaking à la Serpentine
Izaak Brandt dévoile "Soft Shell" à la Serpentine, une œuvre mêlant breaking et introspection physique.
Izaak Brandt a récemment apporté une nouvelle dimension de la danse breaking au Serpentine Pavilion de Londres, dévoilant son œuvre “Soft Shell”. Cette pièce unique, qui mêle performance, sculpture et danse, s’inscrit dans le cadre de XXIe Siècle, un programme mondial axé sur les arts performatifs. Pour Brandt, elle représente plus qu’une simple performance, mais une exploration intime des défis personnels et physiques qu’il a surmontés.
Une exploration de la vulnérabilité
Le développement de “Soft Shell” trouve son origine dans l’expérience personnelle de Brandt. Diagnostiqué avec une colite ulcéreuse après des années de symptômes alarmants, Brandt a reconsidéré la relation avec son propre corps. “Cela a vraiment changé beaucoup de choses dans ma vie”, explique-t-il, reconnaissant la fragilité inhérente à son état physique. Cette prise de conscience s’est déclinée dans une œuvre qui explore la résistance face aux défis, traduite en chorégraphie et en sculpture.
Le parcours créatif de Brandt
Le chemin vers la création de “Soft Shell” a été parsemé d’embûches. Brandt s’est inspiré d’animaux tels que les pangolins et les tatous, capables de se protéger en se recroquevillant lorsqu’ils sont menacés. Ces notions ont évolué en une performance où le corps devient un objet à la fois protecteur et vulnérable, symbole de ses luttes internes. Ayant dû modifier son mode de vie pour faire face à sa maladie, Brandt a concentré son énergie créative dans cette recherche de force intérieure.
L’impact culturel et émotionnel de “Soft Shell”
Soutenu par NOAM, “Soft Shell” ne se limite pas à une démonstration physique mais engage également un discours sur la masculinité et la communication émotionnelle. En réunissant un groupe exclusivement masculin de danseurs, Brandt a voulu créer un espace permettant d’exprimer des émotions souvent réprimées chez les hommes. “C’est une opportunité pour ces gars d’être très expressifs”, dit-il, offrant ainsi une libération émotionnelle intense et constructive. Cette démarche s’aligne sur la volonté de Brandt et de XXIe Siècle de redéfinir les contours des idées traditionnelles de force et de vulnérabilité.
Un leg pour l’avenir des arts performatifs
Avec “Soft Shell”, Izaak Brandt inscrit une nouvelle page dans l’histoire de la danse et de l’art contemporain. Son exploration de la fragilité personnelle à travers le prisme du breaking et de la performance incarne une nouvelle manière de voir la relation entre l’art et la condition humaine. Cette œuvre, qui a déjà capté l’attention lors de son lancement à la Serpentine, promet d’influencer durablement la scène artistique internationale et d’encourager un dialogue plus large autour de la résilience et de la vulnérabilité dans les arts.












