BFI : préserver l'héritage viral d'internet
Le British Film Institute compile une archive virale pour préserver l'héritage numérique.
Une initiative pour l’archive vidéos virales
Le British Film Institute (BFI) s’engage dans une mission considérable : la préservation de l’histoire d’internet, peu importe à quel point elle peut sembler frivole. Grâce à une collection de 430 vidéos virales, le BFI entend sauvegarder des moments numériques emblématiques tels que “Charlie Bit My Finger” et “Badgers”. Ces vidéos font partie intégrante de notre patrimoine culturel numérique.
Contenu varié couvrant trois décennies
Cette archive couvre plus de trois décennies de culture web avec un contenu varié. Parmi les trésors numériques, on trouve des vidéos de cuisine de Chetna Makan, une ancienne participante de Great British Bake Off, ainsi qu’un essai vidéo de Rowan Ellis sur le queerbaiting. Des vidéos politiquement chargées, comme celle se moquant de l’ex-Première ministre britannique Liz Truss, y figurent également. Qui aurait cru qu’un clip comme “I Can’t Believe You’ve Done This” trouverait une place dans l’histoire culturelle ?
Pourquoi cette démarche est-elle cruciale ?
Dans un monde où les phénomènes en ligne deviennent éphémères, le projet du BFI représente une initiative non seulement ambitieuse mais nécessaire. En préservant ces instants viraux, le BFI assure qu’ils seront accessibles aux futures générations, ouvrant la voie à une meilleure compréhension de notre époque numérique. Face à un monde en perpétuel changement, ces archives offrent un reflet de notre société, de ses valeurs et de ses intrigues.
Préserver l’absurde et le banal
Il peut sembler étrange de consacrer des ressources à la préservation de vidéos souvent absurdes ou triviales, mais cet effort est essentiel pour capter l’esprit de notre temps. Les clips viraux tiennent un rôle crucial dans la manière dont nous nous exprimons et interagissons. Ils constituent des indicateurs précieux des humeurs collectives, des tendances culturelles et même des mouvements politiques. En fin de compte, protéger ces fragments de modernité numérique peut offrir des perspectives inestimables sur l’évolution de nos comportements.