BenQ ScreenBar : éclairer le bureau sans éblouir
Avec ScreenBar, BenQ déplace la lumière vers le bureau plutôt que vers l’écran. Une approche technique qui répond aux usages réels des créateurs.
Dans un espace de travail pensé jusque dans le choix du clavier et du tapis de bureau, la lumière reste souvent traitée comme un accessoire secondaire. BenQ ScreenBar propose une autre approche : concevoir l’éclairage autour des usages numériques, en dirigeant la lumière sur le bureau sans ajouter de reflets gênants sur l’écran. La gamme décline cette idée selon la configuration, de l’écran classique à l’iMac, jusqu’aux postes à deux moniteurs.
L’enjeu dépasse le simple ajout de luminosité. Une longue session devant un écran sollicite le regard, et le contraste entre un affichage très lumineux et une pièce sombre peut contribuer à l’inconfort. BenQ cherche donc à éclairer précisément la zone de lecture ou de travail, sans transformer tout l’espace en environnement uniformément clair. Cette logique, à la fois fonctionnelle et esthétique, s’inscrit dans une réflexion plus large sur la place des objets techniques dans l’intérieur, comme on peut aussi l’observer dans le dialogue entre Iittala et Minkkinen autour du design.
BenQ ScreenBar, une lumière pensée pour l’écran
La gamme rassemble plusieurs réponses à des besoins distincts. Les modèles ScreenBar visent un large éventail de moniteurs, tandis que l’iScreenBar a été dessinée pour accompagner les lignes particulières de l’iMac. La ScreenBar Max, elle, s’adresse aux configurations à deux écrans. Ces produits partagent une même intention : intégrer la lampe à l’installation plutôt que de la poser à côté comme un élément indépendant.
Ce souci d’intégration se voit dans les détails de conception. Pour l’iScreenBar, il fallait composer avec la silhouette de l’iMac, maintenir une fixation stable et ne pas gêner les microphones intégrés. Selon JC Pan, responsable de l’unité Digital Lifestyle Product Business chez BenQ, le concept de montage initial fonctionnait ; les développements suivants ont donc consisté à l’affiner plutôt qu’à le remplacer. L’équipe a même eu recours à des mesures de réponse en fréquence acoustique pour concevoir des découpes qui ne voilent pas les microphones.
Le câble fait lui aussi partie de cette réflexion. Des organisateurs magnétiques dissimulés contribuent à garder le logo Apple visible et à limiter l’encombrement autour de l’écran. Il ne s’agit pas seulement de faire disparaître un accessoire, mais de reconnaître que, dans un bureau soigneusement aménagé, chaque élément peut modifier l’équilibre visuel. Cette attention au rapport entre objet et espace rappelle d’autres démarches où le design domestique devient une expérience à part entière, comme celle de la Galerie OM à Berlin.
ASYM-Light : diriger le faisceau plutôt que tout éclairer
La pièce maîtresse de la technologie BenQ est ASYM-Light, un système optique organisé autour d’un réflecteur courbe à huit segments. La marque explique avoir simulé des millions de trajets lumineux afin de déterminer comment orienter les faisceaux vers la surface de travail tout en limitant leur dispersion. Le réflecteur est fabriqué en aluminium avec un revêtement PVD en argent, dont la réflectivité dépasse 98 %. Des zones absorbantes interceptent ensuite les rayons résiduels.
L’objectif est de concentrer la lumière là où elle est utile, en évitant qu’elle ne se reflète sur la dalle ou ne frappe directement les yeux. Cette précision distingue la proposition d’une lampe de bureau classique, qui éclaire souvent une zone plus large sans tenir compte de la présence d’un écran. La promesse n’est donc pas d’augmenter la luminosité partout, mais de mieux contrôler le faisceau.
Pour l’utilisateur, cette différence est particulièrement pertinente si le poste est installé dans une pièce sombre ou si l’écran occupe une place centrale dans le champ de vision. L’éclairage du bureau peut alors apporter de la visibilité aux documents et aux objets proches, sans réduire la sensation de contraste de l’image affichée. BenQ ne présente pas la lumière comme une solution universelle à la fatigue visuelle, mais comme un paramètre de l’environnement de travail qu’il est possible de mieux maîtriser.
Une température de couleur adaptée au rythme de la journée
L’iScreenBar associe des LED à spectre complet à un réglage de la température de couleur. La plage indiquée va d’une lumière chaude de 2 700 K à une lumière froide pouvant atteindre 6 500 K. En journée, une tonalité plus froide peut accompagner une séance de travail ou de création ; le soir, une ambiance plus chaude offre une alternative moins vive. Le réglage permet ainsi de modifier l’atmosphère du bureau sans changer de lampe.
La ScreenBar Max aborde un autre problème : l’équilibre lumineux d’un poste à deux moniteurs. En éclairant également le mur derrière les écrans, elle cherche à adoucir la rupture entre des dalles brillantes et un arrière-plan plus sombre. BenQ nomme cette approche ASYM-TriZone Light. Là encore, la démarche ne consiste pas à rendre la pièce aussi lumineuse que les écrans, mais à réduire un contraste jugé trop abrupt dans certaines configurations.
Ces différences de modèles rappellent qu’un bon éclairage de bureau ne se résume pas à une mesure de puissance. La taille des écrans, leur disposition et les habitudes de travail comptent aussi. Une lampe adaptée à un iMac n’est pas nécessairement la réponse la plus cohérente pour un espace à deux moniteurs, et c’est précisément sur cette diversité des usages que la gamme construit sa proposition.
Le laboratoire derrière le confort visuel
BenQ rattache cette approche aux travaux de son Smart Lighting Lab. Dès 2015, des entretiens approfondis avec des personnes passant beaucoup de temps devant un écran ont fait émerger un constat inattendu : certaines préféraient travailler dans une pièce très peu éclairée, voire dans le noir, pour conserver une impression d’immersion. Lors des premiers essais de prototypes, la critique ne portait pas forcément sur un manque de lumière. Plusieurs créateurs estimaient au contraire qu’un éclairage trop abondant nuisait à la profondeur et au contraste de l’image.
Cette observation a déplacé la question. Au lieu de chercher à rendre le bureau plus lumineux dans son ensemble, BenQ s’est concentré sur la distribution de la lumière et sur la relation entre le plan de travail et l’écran. C’est une manière de partir des habitudes réelles plutôt que d’appliquer l’idée générale selon laquelle davantage de lumière améliorerait nécessairement le confort.
La démarche a aussi une limite intéressante : l’éclairage, même précisément conçu, ne peut pas à lui seul régler toutes les difficultés liées aux longues heures passées devant un écran. Il peut toutefois participer à un environnement plus cohérent, à condition que l’utilisateur puisse adapter la lumière à son espace et à ses préférences. Le mérite de ScreenBar tient moins à une promesse de performance spectaculaire qu’à cette attention portée aux conditions concrètes du travail numérique.
À mesure que le bureau devient un espace hybride, à la fois poste de travail et lieu de création, les objets qui l’équipent doivent dialoguer avec l’écran au lieu de simplement l’entourer. BenQ résume sa philosophie ainsi : la qualité de la lumière ne dépend pas de sa quantité, mais de sa capacité à atteindre le bon endroit. Pour une lampe, c’est une idée simple ; sa mise en œuvre repose pourtant sur une combinaison exigeante d’optique, d’ergonomie et de design.
Questions fréquentes
- Comment fonctionne l’éclairage ASYM-Light de BenQ ?
- La technologie repose sur un réflecteur courbe à huit segments, conçu à partir de simulations de millions de trajets lumineux. Il dirige la lumière vers le plan de travail et limite les rayons qui pourraient atteindre l’écran ou les yeux.
- Quelle température de couleur propose l’iScreenBar ?
- L’iScreenBar permet de passer d’une lumière chaude de 2 700 K à une lumière plus froide pouvant atteindre 6 500 K.
- Quel modèle BenQ est conçu pour un bureau à deux écrans ?
- La ScreenBar Max est développée pour les configurations à double écran. Son éclairage vise aussi le mur situé derrière les moniteurs afin d’atténuer le contraste entre les écrans lumineux et leur environnement.







