Ampparito : une vision de Madrid en intérieur
Ampparito créée une œuvre immersive à SOLO CSV, fusionnant art urbain et intérieur.
Depuis la rue, l’espace artistique de SOLO CSV à Madrid passe presque inaperçu. Mais pour ceux qui traversent la porte d’entrée au numéro 36 de Cuesta de San Vicente, un univers fascinant s’ouvre devant eux. Abritée dans une ancienne imprimerie, cette galerie fait partie du projet artistique SOLO, créé par les entrepreneurs espagnols Ana Gervás et David Cantolla.
Un univers théâtral à SOLO CSV
L’atmosphère de SOLO CSV évoque un plateau de cinéma, chaque salle révélant une nouvelle scène artistique. La galerie Bowman Hal, première à avoir ouvert ses portes en juillet 2025, y accueille à présent l’exposition d’Ampparito, programmée jusqu’au 21 novembre 2026. Le travail de l’artiste madrilène s’inscrit idéalement dans ce cadre, transformant chaque visiteur en partie prenante de l’œuvre.
Ampparito et son art de l’illusion
L’installation, intitulée ‘uːː ɡʊɾːuː uːː ɡʊɾːuː’, accueille les visiteurs dans un environnement saisissant. Les murs restent volontairement vides, un choix qui accentue le message d’Ampparito. L’artiste préfère que son public s’arrête pour réfléchir à ce que ses œuvres communiquent. Ainsi, ses créations s’expriment ailleurs : 475 dalles de granit illustrent des pigeons blessés, escortant les visiteurs le long des plinthes, tandis que des statues équestres dépourvues de tête flottent au plafond et que des girouettes imitant celles de Madrid tournent avec le souffle des passants.
Une expérience immersive unique
Ampparito, connu pour son travail en espaces publics à travers l’Europe, a dû relever le défi de transposer son art dans une galerie urbaine. Il décrit cette transition comme un processus enrichissant mais exigeant. En prenant l’initiative de fabriquer lui-même les girouettes, Ampparito a acquis de nouvelles compétences, s’imprégnant du temps et de la culture de son pays.
Une perspective qui évoque la nécessaire adaptation des pigeons de Madrid, librement évoqués par l’artiste. Dans un cadre où ceux-ci évoluent au gré des arbres que nous plantons, ces volatiles rappellent subtilement que, malgré une existence parfois chaotique, ils profitent d’un accès sans pareil à l’expression urbaine.
Pour les amateurs de découvertes insolites ou pour ceux qui cherchent à comprendre les transformations de la capitale espagnole, cette exposition se révèle incontournable. Entre l’art urbain et les coins cachés de SOLO CSV, la dynamique culturelle de Madrid redéfinit la manière d’interagir avec la ville.






