Al Diaz : la véritable histoire de SAMO avec Basquiat
Al Diaz explore la genèse de SAMO avec Basquiat, dévoilant des vérités méconnues. Une lecture engagée sur l'art et l'histoire.
Réécrire l’histoire de SAMO avec Basquiat
Al Diaz revient sur l’origine du projet SAMO, qu’il a co-créé avec Jean-Michel Basquiat à la fin des années 1970. Tandis que l’acronyme a souvent été simplifié comme un simple graffiti signifiant « Same Old Shit », Diaz insiste sur le fait que SAMO représente bien plus que cela. Ce projet consistait en réalité en des messages cryptiques et satiriques destinés aux passants de Manhattan, à une époque où l’art urbain se définissait différemment. Diaz affirme : “Ce n’était pas un tag au sens où on l’entend habituellement”.
La renaissance de SAMO en 2016
En 2016, près de cinquante ans après leur création, Al Diaz a décidé de raviver SAMO pour corriger l’histoire entourant cette initiative artistique. Fatigué par les récits simplistes et souvent erronés, il souhaitait montrer l’impact réel de SAMO sur le paysage culturel comme évoqué dans cet hommage vibrant à Basquiat. Diaz souligne l’importance d’une histoire complète, où chaque protagoniste reçoit sa juste part de reconnaissance.
SAMO : une œuvre avant-gardiste
À travers sa première exposition solo à Londres intitulée « SAMO: TRANSATLANTICATION », Diaz continue de repousser les frontières de son œuvre. Exposée dans la galerie D’Stassi Art, l’exposition ne se contente pas de revisiter SAMO mais intègre également des œuvres de sa série subway-signage et d’autres créations en mixed-media. Diaz explique : “Nous avons créés une série de pamphlets et de témoignages imaginaires pour donner une nouvelle vie à SAMO.”
Un partenariat fondateur avec Basquiat
Lorsqu’Al Diaz et Jean-Michel Basquiat se sont rencontrés à l’école expérimentale City-As-School, ils ont très vite partagé une connexion créative. Diaz décrit cette période comme un moment de collaboration intense, marqué par une compréhension aiguë de l’art conceptuel qu’ils ont exploré ensemble. Selon lui, SAMO, loin d’être un simple graffiti, était une parodie des religions et des cultes dominants.
Jean-Michel Basquiat, avant même d’être propulsé sous les feux de la rampe comme récemment en vedette chez Christie’s, a apporté une voix unique qui résonne encore aujourd’hui. Diaz se souvient : “Il avait une incroyable clarté d’esprit et nous travaillions bien ensemble sur le projet SAMO”.
Avec « SAMO: TRANSATLANTICATION », Al Diaz redonne vie à une époque révolue, tout en offrant aux spectateurs une réflexion sur ce qui signifie profondément être un pionnier de l’art urbain. Découvrez également comment cet héritage continue d’inspirer de nouveaux artistes.
Questions fréquentes
- Quand a été recréé SAMO par Al Diaz ?
- Al Diaz a redonné vie à SAMO en 2016 pour clarifier son rôle et l'histoire du projet.
- Qu'est-ce que signifie SAMO?
- Contrairement à la croyance populaire, SAMO ne signifie pas 'Same Old Shit'. C’était un mot inventé avec une signification satirique.