Aimé Leon Dore FW26 : un vestiaire féminin pensé pour l’hiver
Plus de 40 pièces, des manteaux affirmés et une Mary Jane signée New Balance : Aimé Leon Dore compose un vestiaire d’hiver ouvert aux croisements.
Avec plus de 40 pièces, Aimé Leon Dore FW26 marque une étape pour le vestiaire féminin de la marque new-yorkaise. La collection automne-hiver rassemble manteaux, maille, tailleur, chaussures et accessoires autour d’une idée familière chez ALD : faire dialoguer les codes classiques de New York avec des vêtements faits pour être portés et combinés au quotidien. Plusieurs pièces sont présentées comme féminines, mais leurs coupes et leurs volumes suggèrent aussi un vestiaire qui déborde facilement les frontières de genre.
La proposition ne se limite donc pas à empiler des références hivernales. Elle organise une silhouette complète, de la pièce extérieure qui donne le ton aux couches plus discrètes, jusqu’aux chaussures et aux sacs. C’est aussi la plus importante collection saisonnière dédiée aux femmes que la maison ait présentée à ce jour, selon les informations communiquées.
Aimé Leon Dore FW26, une garde-robe construite autour du manteau
L’extérieur est le point d’entrée le plus visible de la collection. Le manteau croisé réversible propose une pièce à la fois structurée et modulable. À ses côtés, le bomber en peau lainée mise sur une présence plus enveloppante, tandis que la veste courte en GORE-TEX® répond à une lecture plus technique du vestiaire. Un manteau de travail en denim complète cette sélection avec une silhouette utilitaire.
Ces modèles ne racontent pas exactement la même manière de s’habiller. Le manteau croisé évoque le tailoring traditionnel, le bomber joue avec une allure plus décontractée et la veste imperméable introduit une fonction directement associée aux conditions hivernales. Le manteau de travail, lui, apporte une référence plus robuste. Réunis, ils dessinent un vestiaire où l’élégance n’exclut ni la praticité ni le confort.
Cette diversité rappelle que les pièces fortes d’hiver ne sont pas toujours les plus démonstratives. Un manteau bien construit peut ordonner une tenue entière, quand une veste technique ou une coupe courte change davantage son registre. La collection propose ces options sans réduire l’hiver à un seul uniforme. Sur ce terrain, elle dialogue avec d’autres propositions de saison comme la collection FW26 de Moncler ancrée dans l’héritage alpin, même si l’approche d’ALD s’appuie ici sur un imaginaire urbain new-yorkais.
Maille texturée et références grecques
La maille donne à l’ensemble une autre profondeur. Le cardigan à côtes torsadées et le pull letterman en laine bouillie privilégient la texture, plutôt que l’effet graphique immédiat. Ils peuvent se porter comme couches intermédiaires ou prendre une place centrale dans une tenue plus sobre.
Une inspiration liée à la broderie grecque traverse également plusieurs modèles : un cardigan jacquard en laine et cachemire, un gilet et un pull jacquard Poros. Ce motif inscrit un élément de récit dans des vêtements qui restent pensés pour une garde-robe de saison. Il ne s’agit pas seulement d’ajouter une décoration, mais de faire coexister une référence culturelle et des formes familières de la maille hivernale.
Le choix de pièces faciles à superposer est particulièrement cohérent avec le reste de la collection. Une maille texturée peut assouplir un pantalon habillé, tandis qu’un cardigan plus marqué peut devenir la pièce qui donne du relief à une base neutre. Pour une collection de plus de 40 éléments, cette logique de combinaison compte autant que la présence de quelques modèles vedettes : elle laisse envisager plusieurs usages, plutôt qu’un seul look complet à reproduire.
Un tailoring qui ne se cantonne pas au bureau
Le tailleur prend une forme moins conventionnelle avec un blazer rayé sans col, associé à un pantalon de costume à double pli. La sélection comprend aussi une jupe longue tailleur rayée, une blouse en soie à imprimé d’archives et lavallière, ainsi qu’une écharpe à franges.
L’intérêt de cette partie tient à la possibilité de séparer les pièces. Le pantalon peut accompagner une maille, la jupe peut être portée avec un manteau plus utilitaire, et la blouse en soie introduit une matière plus fluide face aux volumes d’hiver. La collection ne traite donc pas le tailoring comme un ensemble réservé aux occasions formelles. Elle l’insère dans une garde-robe où les pièces peuvent circuler entre des registres différents.
Cette souplesse est un point fort éditorial, mais aussi un critère concret pour le public : une pièce se justifie plus facilement dans un vestiaire lorsqu’elle fonctionne hors de son ensemble d’origine. Les coupes structurées et les manteaux amples renforcent également l’impression d’un vestiaire à potentiel unisexe, sans que la collection renonce pour autant à ses détails spécifiquement féminins.
La New Balance MT2 prend des airs de Mary Jane
Côté chaussures, Aimé Leon Dore propose une ballerine en cuir, une chaussure basse en suède et une interprétation de la New Balance MT2. La silhouette de cette dernière est retravaillée en Mary Jane déconstruite, un croisement qui déplace la sneaker vers une forme plus habillée sans effacer son origine sportive.
C’est le geste le plus inattendu de la gamme. Au lieu de traiter la chaussure comme un simple complément aux vêtements, la marque transforme un modèle New Balance en objet hybride, à mi-chemin entre chaussure de ville et sneaker. Le résultat annoncé ouvre une piste intéressante pour les tenues de saison : il pourrait accompagner aussi bien un pantalon de tailleur qu’une silhouette plus décontractée. La collection ne précise toutefois ni le prix ni les caractéristiques détaillées de cette version.
Les accessoires complètent cette proposition avec des sacs d’épaule en cuir fabriqués à la main en Italie. Deux finitions sont mentionnées, un cuir embossé façon croco et du nappa. À la différence des manteaux et des tricots, ces sacs installent une dimension plus artisanale, tout en restant intégrés à l’idée d’un vestiaire cohérent. La chaussure est également un terrain où les frontières entre usage et style se déplacent, comme le montre la sélection de bottes et mules polyvalentes de Suicoke pour FW26.
Le vestiaire d’hiver au-delà de la silhouette
L’ampleur de cette collection signale que la proposition féminine d’ALD ne se résume pas à quelques pièces annexes. Avec plus de 40 modèles, la marque présente un ensemble assez large pour couvrir plusieurs registres : outerwear expressif, couches de maille, tailoring, chaussures et maroquinerie. Cela ne signifie pas que chaque pièce sera également accessible ou facile à intégrer, d’autant que les prix n’ont pas été communiqués. Mais la variété rend visible une ambition de vestiaire complet.
Le recul reste nécessaire face à l’annonce d’une collection étendue. Un nombre important de références ne garantit pas à lui seul une proposition plus pertinente. Ce qui se joue ici est plutôt la cohérence entre les catégories : les coupes classiques, les textures, les détails d’inspiration grecque et les modèles plus expérimentaux sont réunis dans une même lecture de l’hiver. La Mary Jane MT2 en est le meilleur exemple, parce qu’elle relie deux registres que l’on associe rarement sans effort.
La collection Aimé Leon Dore FW26 sera lancée le vendredi 30 octobre 2026 à 11 h, heure de la côte Est américaine, sur le site de la marque et dans ses boutiques de New York, Los Angeles et Londres. Pour les acheteurs en France, l’annonce indique une disponibilité en ligne, mais ne donne ni prix ni détail sur une éventuelle livraison ou distribution locale. L’essentiel est ailleurs : cette saison, ALD étend son vocabulaire féminin avec un vestiaire qui revendique autant la superposition que le mélange des genres.
Questions fréquentes
- Quand sort la collection Aimé Leon Dore FW26 ?
- La collection sort le vendredi 30 octobre 2026 à 11 h, heure de la côte Est américaine.
- Où acheter la collection Aimé Leon Dore FW26 ?
- Elle sera disponible en ligne et dans les boutiques Aimé Leon Dore de New York, Los Angeles et Londres.
- Que contient la collection femme Aimé Leon Dore FW26 ?
- Elle rassemble plus de 40 pièces, dont des manteaux, des mailles, des vêtements de tailleur, des chaussures et des sacs en cuir fabriqués à la main en Italie.














