AFEW x Saucony ProGrid Omni 9 : une guêpe en sneaker
Avec la « Tara Hawk », AFEW et Saucony transforment une guêpe prédatrice en sneaker Y2K aux reflets changeants et aux textures inattendues.
La AFEW Saucony ProGrid Omni 9 « Tara Hawk » prend pour point de départ un insecte dont le nom évoque déjà une créature de film : la guêpe tarantule, connue pour chasser les araignées du même nom. Dévoilée par le détaillant allemand AFEW, cette collaboration transforme cette inspiration naturaliste en une runner Y2K aux matières contrastées et aux reflets changeants. Sa sortie est annoncée pour le 7 novembre chez AFEW. Le prix reste à confirmer.
Le concept ne se limite pas à imprimer une image ou un motif animal sur une silhouette familière. AFEW et Saucony traduisent plutôt l’allure de la guêpe en travaillant la lumière, la texture et les couleurs. Le résultat conserve le profil massif de la ProGrid Omni 9, mais donne à sa tige une présence presque mouvante, entre équipement technique et objet de collection.
La ProGrid Omni 9 passe en mode prédateur
La base sombre de la « Tara Hawk » sert de toile de fond à une construction particulièrement visible. Des pièces translucides en TPU bleu enveloppent le quartier et le talon, avec une finition brillante qui semble varier selon l’angle. Sous cette cage, le mesh déploie un dégradé de rouge, d’orange, de jaune, de bleu et de violet. L’ensemble évoque les reflets métalliques de l’insecte sans chercher à en reproduire littéralement le corps.
Un stabilisateur orange placé au milieu du pied apporte un contrepoint plus chaud. Il interrompt la dominante froide des surfaces bleutées et donne un axe visuel à la composition. Sur une sneaker aussi chargée en effets, ce détail a son importance : il évite que la palette ne se réduise à une succession de brillances et aide à lire les différentes strates de la chaussure.
Le choix de la ProGrid Omni 9 est cohérent avec cette approche. Son dessin technique, ses panneaux superposés et sa semelle imposante appartiennent à l’esthétique running du début des années 2000, aujourd’hui largement réinvestie par la mode. Ici, ces volumes ne servent pas uniquement de décor nostalgique. Ils offrent un terrain de jeu aux matières et renforcent l’idée d’une chaussure construite comme une carapace.
Une matière qui rappelle aussi la proie
La référence à la guêpe n’est qu’une partie du récit. Le concept convoque également les tarentules qu’elle chasse, et cette double inspiration se retrouve dans les textures. Des empiècements noirs en poil de poney couvrent une partie de la languette et du col. Leur surface rêche tranche avec le TPU lisse et translucide qui encadre le reste de la tige.
Le cuir noir structure l’avant-pied, la zone des lacets et le col. Ces panneaux plus sobres ancrent la silhouette et empêchent l’accumulation de matières de devenir un simple exercice de démonstration. Sous la tige, des éléments gris foncé et noirs prolongent cette retenue jusque dans le bas de la chaussure. La palette joue ainsi sur deux registres : une base sombre et tactile, puis des couches colorées qui accrochent la lumière.
Ce contraste entre douceur apparente, surface brillante et texture plus brute donne à la paire son intérêt éditorial. La « Tara Hawk » ne cherche pas l’élégance discrète d’une sneaker facile à porter avec tout. Elle assume une dimension presque inquiétante, mais la maintient dans les limites d’un objet portable grâce aux panneaux noirs et au profil connu de la Omni 9.
AFEW et Saucony, une rencontre autour du récit
AFEW a déjà collaboré avec Saucony sur des projets qui dépassent le simple changement de couleurs. La « Tara Hawk » poursuit cette logique en donnant à la chaussure un récit immédiatement identifiable, puis en le faisant passer par des choix de construction. On retrouve cette volonté de raconter un univers dans la Grid Jazz 9 imaginée avec Westside Gunn, où la collaboration s’appuie elle aussi sur une identité forte plutôt que sur un logo ajouté à la hâte.
Cette démarche s’inscrit dans un mouvement plus large du marché des sneakers : les silhouettes techniques deviennent des supports de narration. Les marques et les détaillants spécialisés cherchent à donner une raison de regarder une paire au-delà de sa fonction ou de sa couleur. La collection Space Cowboy de Saucony explore, par exemple, un autre imaginaire, mais partage cette ambition de transformer une runner en proposition visuelle autonome.
La différence, avec la « Tara Hawk », tient au choix d’une référence biologique peu conventionnelle. L’inspiration animale est fréquente dans la chaussure, mais elle se résume souvent à un imprimé ou à une palette directement reconnaissable. Ici, le thème passe par des sensations de surface et par la juxtaposition des matériaux. La guêpe n’est pas dessinée sur la tige : elle est suggérée par son éclat, sa couleur et son apparence défensive.
Une pièce de collection, pas une runner neutre
La ProGrid Omni 9 « Tara Hawk » ne semble pas chercher à devenir la paire polyvalente du quotidien. Ses reflets multicolores, le TPU transparent et les zones en poil de poney lui donnent un caractère affirmé. C’est précisément ce qui peut séduire les amateurs de collaborations, mais aussi rendre le choix de tenue moins évident. Une base vestimentaire sobre laisserait les matériaux occuper le premier plan ; une silhouette plus chargée risquerait de concurrencer le travail de la chaussure.
Ce positionnement mérite d’être pris en compte au-delà de l’effet de nouveauté. Les collaborations conceptuelles sont souvent jugées sur leurs premières images, alors que leur réussite dépend aussi de la manière dont les idées résistent à l’usage. Dans ce cas, la question sera moins de savoir si l’inspiration est immédiatement lisible que de voir comment les surfaces translucides et les textures duveteuses évoluent au porté. Les informations disponibles ne détaillent toutefois ni les matériaux exacts de chaque panneau ni les conditions d’entretien.
Pour les collectionneurs de runners rétro, la paire offre une interprétation plus expérimentale de la Omni 9. Pour celles et ceux qui découvrent Saucony par ses collaborations, elle rappelle qu’une silhouette de performance peut devenir un support d’expression sans abandonner ses codes techniques. La semelle sombre et les empiècements en cuir gardent un lien avec la chaussure d’origine, tandis que le mesh dégradé et la cage bleue déplacent son langage vers quelque chose de plus théâtral.
La sortie est annoncée le 7 novembre chez AFEW, sous la référence S71049-1. Le prix n’a pas encore été communiqué. La « Tara Hawk » s’adresse donc d’abord à celles et ceux qui cherchent une sneaker capable de tenir le rôle principal dans une tenue, plutôt qu’à ceux qui veulent une nouvelle paire passe-partout. Son idée est claire : faire d’une runner du début des années 2000 une créature de lumière, de texture et de contraste.
Questions fréquentes
- Quand sort la AFEW x Saucony ProGrid Omni 9 « Tara Hawk » ?
- La paire est annoncée pour le 7 novembre. L’année n’est pas indiquée dans les informations de sortie, mais la collaboration a été présentée en octobre 2026.
- Où acheter la Saucony ProGrid Omni 9 « Tara Hawk » ?
- La sortie est annoncée chez AFEW. Aucun autre point de vente n’est précisé.
- Quel est le prix de la collaboration AFEW x Saucony ?
- Le prix de vente conseillé est encore à confirmer. La référence du modèle est S71049-1.






